Le Biewer et le Yorkshire partagent un physique similaire mais diffèrent surtout par leur robe, leur histoire et leur tempérament, le Biewer étant tricolore et souvent plus posé. Le Yorkshire reste plus répandu, avec 3 165 inscriptions au LOF en 2022, alors que le Biewer n’a été reconnu en France que récemment, en mars 2024 par la SCC. Les deux races conviennent à la vie en appartement, nécessitent un entretien régulier du poil et vivent généralement entre 13 et 15 ans. Si tu veux un compagnon calme et rare, pense Biewer, si tu souhaites un chien vif et facile à trouver, pense Yorkshire.
🎯 L’essentiel
Choisir entre Biewer et Yorkshire dépend surtout de la couleur du pelage, du tempérament recherché et de la disponibilité en élevage.
- ✅ Robe : Le Yorkshire est bicolore bleu acier et fauve, le Biewer est tricolore blanc, bleu/noir et or.
- ✅ Reconnaissance : Biewer reconnu par la SCC en mars 2024, Yorkshire reconnu depuis le XIXe siècle.
- ✅ Entretien : Poil long, brossage quotidien, bain toutes les 3 à 4 semaines.
- ✅ Budget : Achat 1 000 € – 2 000 €, entretien annuel ~800 € – 900 €.
👉 Choisis en priority le tempérament qui colle à ta vie, visite des élevages sérieux et exige les certificats de santé.
Origines et reconnaissance des races Biewer et Yorkshire, histoire et dates clés
Je commence souvent par l’histoire quand je conseille un futur maître, parce que l’origine explique le tempérament. Le Yorkshire naît autour de 1850 en Angleterre, issu de croisements entre terriers écossais et petits chiens d’agrément, avec une première reconnaissance par le Kennel Club en 1886. Ce chien était un chasseur de rats dans les usines et les mines, ce qui explique son courage et son énergie malgré sa taille. Le Biewer, lui, arrive beaucoup plus tard.
En 1984, Werner et Gertrude Biewer découvrent une mutation tricolore dans une portée de Yorkshire en Allemagne. Plutôt que d’écarter ces chiots, ils les sélectionnent. Le résultat donne le Biewer Yorkshire Terrier, développé comme une lignée distincte. Aux États-Unis, des clubs se créent à partir de 2006, puis le Biewer intègre le Foundation Stock Service de l’AKC en 2014 et reçoit une pleine reconnaissance dans le Toy Group en 2021. En France, la reconnaissance officielle par la Société Centrale Canine a lieu en mars 2024, ouvrant la voie à des inscriptions au LOF.
Ces dates expliquent pourquoi tu verras beaucoup plus de Yorkshire que de Biewer en élevage français. Le Yorkshire est ancré dans la culture canine depuis le XIXe siècle, il a une forte représentation, comme le montrent les 3 165 inscriptions au LOF en 2022. Le Biewer reste rare, importé parfois des États-Unis ou d’Allemagne, ce qui gonfle le coût d’acquisition et rend la recherche d’un éleveur sérieux plus longue.
Pour illustrer, je me rappelle d’un élevage en Normandie qui a reçu son premier Biewer en 2025 après importation, le coût d’arrivée était presque équivalent au prix d’un petit chiot Yorkshire vendu localement. Ces différences historiques se ressentent aussi dans l’apparence: même silhouette compacte, même poil soyeux, mais la couleur est l’élément déclencheur de la distinction officielle.
Insight final : la reconnaissance récente du Biewer explique sa rareté et son attrait, alors que le Yorkshire profite d’un réseau d’éleveurs et d’un historique de plus d’un siècle.
Comparaison des caractéristiques physiques : taille, poids, pelage et problèmes de santé
Quand tu regardes un Yorkshire et un Biewer côte à côte, la première chose qui frappe, c’est le pelage. Le Yorkshire présente un pelage bicolore bleu acier et fauve, lisse et soyeux. Le Biewer affiche une robe tricolore, blanc et bleu ou noir et or, avec souvent une large tâche blanche sur la poitrine et les pattes. Cette différence de couleur est la caractéristique la plus visible et la raison même de la création de la race Biewer.
La taille est très proche. Les deux variétés mesurent généralement entre 15 et 27 cm au garrot. Le poids se situe entre 1,5 et 3 kg. Dans les faits, le Biewer peut paraître un peu plus fin et parfois légèrement plus haut, c’est une nuance visuelle plutôt qu’un changement de standard.
Le poil est long, droit, sans sous-poil, il pousse continuellement d’environ 1 à 1,5 cm par mois. Les deux races ne muent pas de façon saisonnière, ce qui les rend appréciées par des personnes sensibles aux allergènes. Toutefois, attention : « ne pas mue » ne veut pas dire « pas d’entretien ». Il faut brosser quotidiennement pour éviter les nœuds, surtout si ton chien sort souvent dans un jardin.
Sur le plan santé, ces petits chiens partagent des fragilités communes. Leur mâchoire étroite engendre souvent des problèmes dentaires, tartre et gingivite. On note aussi une susceptibilité à la luxation de la rotule et des soucis cervicaux liés à la fragilité vertébrale. Chez les jeunes chiots, il faut surveiller l’hypoglycémie, et les soins vétérinaires réguliers sont indispensables. Vérifie toujours que l’éleveur a fait les tests génétiques et les radios quand c’est pertinent.
Voici un tableau synthétique pour se repérer rapidement :
| Critère 🐶 | Yorkshire 🔵🟠 | Biewer ⚪🔵🟡 |
|---|---|---|
| Taille | 15 à 27 cm | 17 à 27 cm |
| Poids | 1,5 à 3 kg | 1 à 3 kg |
| Pelage | Long, bicolore | Long, tricolore |
| Problèmes courants | Dentaires, rotules | Dentaires, rotules |
| Espérance de vie | 13 à 15 ans | 12 à 15 ans |
Exemple concret : j’ai suivi un Yorkshire de salon âgé de 9 ans avec une luxation patellaire, prise en charge par physiothérapie et alimentation adaptée, le chien a retrouvé une mobilité satisfaisante. Même démarche pour un Biewer de 5 ans, auquel le toilettage rigoureux et le suivi dentaire ont évité des interventions coûteuses.
Phrase-clé : l’apparence peut tromper, vérifie le pedigree et les certificats de santé, la couleur ne doit pas occulter la qualité d’élevage.

Tempérament et comportement : quel compagnon pour quel foyer, Biewer ou Yorkshire
Choisir un chien, c’est choisir un tempérament. En dix ans sur le terrain j’ai vu des Yorkshire nerveux et des Biewer incroyablement zen. Le Yorkshire garde un tempérament terrier affirmé, vif, joueur, protecteur. Il aboie pour alerter, il aime sa famille et se montre parfois possessif. Ce caractère vient de ses origines de chasseur de nuisibles et d’alerte. Sans une éducation ferme et cohérente, le Yorkshire peut développer des comportements protestataires, notamment des aboiements inadaptés.
Le Biewer, sélectionné sur des sujets tricolores et souvent choisis pour leur tempérament doux, se montre généralement plus calme, plus sociable avec les étrangers et les autres animaux. Il a conservé la curiosité du terrier, mais sans l’instinct marqué de chasseur. Si tu vis en appartement et que tu veux un compagnon moins vocal, le Biewer est souvent un meilleur choix. Si tu veux un chien qui alerte et qui a plus de personnalité affichée, le Yorkshire correspond mieux.
Compatibilités pratiques : avec les enfants, les deux peuvent très bien s’entendre, à condition que les enfants soient délicats et que la socialisation commence tôt. Avec les personnes âgées, ils sont parfaits, facile à manipuler et à transporter. Avec d’autres chiens, le Biewer tend à se montrer plus tolérant. Le Yorkshire peut se montrer territorial, surtout envers les chiens qu’il perçoit comme une menace.
Technique d’éducation : pour les deux races, je recommande le renforcement positif, des routines claires, des séances courtes et régulières. Travaille l’habituation aux bruits, la marche en laisse et le contrôle des aboiements. Si tu veux un chien calme à la maison, instaure dès le départ des temps de jeu structurés, sorties de 2 à 3 fois par jour de 20 à 30 min, et des jeux d’intelligence pour canaliser l’esprit vif.
Anecdote : une famille qui adopta un Biewer après un Yorkshire m’a raconté que le Biewer « calmait » les tensions, il venait se poser et désamorçait les pleurs d’enfant. C’est le genre d’exemple qui fait pencher la balance entre tempéraments.
Phrase-clé : choisis selon ton rythme de vie, le Yorkshire pour l’expression et l’alarme, le Biewer pour la douceur et la sociabilité.
Entretien, budget et choix idéal : comment adopter et élever ton futur compagnon
Maintenant qu’on a posé l’histoire, le physique et le caractère, parlons pratique. L’entretien du poil est identique pour les deux races : brossage quotidien, bain toutes les 3 à 4 semaines si nécessaire, nettoyage des yeux et des oreilles chaque semaine. Le toilettage professionnel toutes les 4 à 6 semaines permet de conserver une robe saine. Si tu veux simplifier l’entretien, demande une coupe courte au salon, cela réduit le brossage mais change l’esthétique.
Sur l’alimentation, compte 40 à 60 g de croquettes premium par jour selon le poids et l’activité, en deux repas. Le budget nourriture est faible, environ 20 à 40 € par mois. Le coût annuel d’entretien (consultations véto, vaccins, antiparasitaires, toilettage) tourne autour de 800 € à 900 €. À l’achat, le Yorkshire se vend souvent entre 1 000 € et 1 800 €, la femelle pouvant atteindre 2 000 €. Le Biewer, plus rare, se situe entre 1 200 € et 1 700 €, en ajoutant parfois des frais d’importation.
Checklist d’adoption pratique :
- 📝 Vérifie le carnet de santé et les vaccinations, notamment rappel à 12 mois.
- 🔎 Demande des tests de santé des parents, radio des rotules si disponibles.
- 🏷 Exige le numéro LOF ou équivalent, et privilégie un élevage suivi.
- 💬 Observe le comportement des chiots, choisis un tempérament compatible.
- 📦 Prévois un kit de départ : harnais qui pose à plat, gamelle pesée, brosse douce.
Pour approfondir les types de Yorkshire et leurs variantes, consulte un dossier détaillé sur différent type de Yorkshire. Si tu veux un comparatif plus complet entre Biewer et Yorkshire, j’ai rédigé un guide qui complète ces conseils sur Différence entre biewer et yorkshire.
Je termine en rappelant que l’adoption, c’est un engagement. Le bon élevage fait la différence. Demande toujours les certificats, observe les chiots, et ne cède pas à l’achat impulsif.
Phrase-clé : un bon éleveur et une routine de soins garantissent un compagnon heureux, quel que soit ton choix.
Le Biewer est-il juste un type de Yorkshire ?
Le Biewer est une race issue d’une mutation tricolore découverte en 1984 et reconnue séparément par certaines instances. En France la SCC l’a reconnu en mars 2024, ce qui lui permet une inscription au LOF.
Quel entretien pour le poil long de ces races ?
Brossage quotidien, bain toutes les 3 à 4 semaines, nettoyage des yeux et oreilles chaque semaine, toilettage professionnel toutes les 4 à 6 semaines. La coupe courte réduit l’entretien.
Quel chien convient le mieux en appartement, Biewer ou Yorkshire ?
Les deux s’adaptent très bien à l’appartement. Le Biewer est souvent moins vocal et plus calme, le Yorkshire est plus alerte et peut aboyer davantage, ce qui demande plus de travail sur l’éducation.









