Un Dogue du Tibet mayennais, champion de France, qui vise le Concours général agricole du Salon de l’Agriculture à Paris. Rien que cette phrase fait déjà rêver, non ? Derrière ce grand chien impressionnant, il y a une histoire de famille, de passion, de patience… et beaucoup de tendresse.
Uran, le Dogue du Tibet qui fait rayonner la Mayenne
Uran a 3 ans. Il vit à Saint-Baudelle, en Mayenne, avec Johan Hubert et sa mère, Ginette. Dans leur salle à manger, le vaisselier en bois foncé ne sert plus seulement à ranger la vaisselle. Il est couvert de cocardes et de médailles. Chaque ruban raconte un concours, un déplacement, un moment de stress et de joie partagée.
En 2025, Uran a remporté un titre clé : la Nationale d’élevage de sa race. Ce résultat lui a ouvert les portes du Concours général agricole à Paris. Ginette ne le cache pas : “2025 a été une superbe année”. Elle se classe même deuxième avec son Grand bouvier suisse. Une vraie équipe, sur le ring comme à la maison.
Un « molosse » impressionnant… mais câlin
Quand on parle de Dogue du Tibet, on pense souvent à un chien massif, presque intimidant. Uran ne fait pas exception. 69 cm au garrot, 55 kg, une fourrure sombre et dense. Quand il entre dans une pièce, on le remarque tout de suite.
Et pourtant, derrière ce gabarit de molosse, se cache un chien “très câlin”, comme le dit Ginette en souriant. Il est calme, posé, aime les caresses et se laisse approcher sans problème. Les enfants sont souvent d’abord impressionnés. Puis ils posent la main sur son poil épais. Et là, tout change. Le regard s’adoucit, la peur disparaît, il ne reste que l’émerveillement.
Le Concours général agricole : plus qu’une médaille en jeu
Le Concours général agricole, ce n’est pas un simple défilé de chiens. Pour la catégorie Chiens, les juges regardent chaque détail. La morphologie, la démarche, la fourrure, la tête, l’expression. Tout doit se rapprocher du standard officiel de la race.
Pour un Dogue du Tibet comme Uran, cela veut dire : une ossature solide, un corps puissant, une tête large, un poil fourni, un caractère digne mais pas agressif. Un équilibre subtil entre force et sérénité. Le moindre défaut peut faire la différence.
Pour Johan, voir son chien jugé à ce niveau, c’est une vraie reconnaissance. Il le dit simplement : ils sont “contents d’avoir un chien reconnu par les juges et qui permet de le montrer encore plus au Salon”. Il n’y a pas de grand discours. Juste une fierté discrète, très sincère.
Une préparation étonnamment simple
On pourrait imaginer des heures de toilettage, des produits spéciaux, des astuces secrètes. En réalité, Uran reste… naturel. Johan est clair : “Aucun produit, il reste naturel”. Pas de shampoing miracle, pas de spray magique.
Juste une routine simple avant les expositions :
- un bon brossage pour démêler et lisser le poil,
- un passage au pulseur pour enlever la poussière et les poils morts,
- un contrôle rapide des yeux, des oreilles, des griffes,
- un coup d’œil général sur la silhouette.
Ce qui fait vraiment la différence, ce n’est pas un produit. C’est l’entretien régulier, la santé globale du chien, et la relation de confiance avec son maître. Un chien stressé se voit tout de suite. Un chien serein aussi.
Comment se passe un concours avec un Dogue du Tibet ?
Si vous n’avez jamais assisté à un concours canin, la scène peut surprendre. Le chien marche, trotte, s’arrête, se laisse regarder. Le maître le place, le repositionne, le présente sous tous les angles. C’est précis. C’est presque chorégraphié.
Pour un chien comme Uran, chaque présentation demande :
- de la patience pour rester calme au milieu du bruit,
- de la socialisation pour accepter les inconnus et les autres chiens,
- une bonne éducation de base : marcher en laisse sans tirer, se tenir debout sans bouger, se laisser manipuler par un juge.
Ce travail ne se fait pas en une semaine. Il commence chiot et se construit concours après concours. C’est là que l’on mesure vraiment l’implication de la famille Hubert.
Un Dogue du Tibet pour le plaisir, pas pour “frimer”
Même s’ils vont affronter des professionnels de l’élevage, Johan garde la tête froide. Pour lui, la participation à ce concours reste “pour le plaisir”. Plaisir de montrer son chien, de croiser d’autres passionnés, de représenter la Mayenne à Paris.
Cette approche est importante. Un Dogue du Tibet n’est pas un accessoire. Ni un trophée vivant. C’est un chien puissant, qui demande de la place, du temps, une vraie compréhension de la race. Derrière Uran, il y a des années d’expérience, des choix réfléchis, et une éthique de l’élevage.
Que faut-il pour vivre avec un Dogue du Tibet comme Uran ?
Peut-être que vous vous posez la question en lisant son histoire. Est-ce que ce type de chien pourrait vous convenir un jour ? Uran fait rêver, mais ce n’est pas une race pour tout le monde.
- Espace : un grand gabarit a besoin de place pour bouger. La vie uniquement en appartement n’est pas idéale.
- Caractère : le Dogue du Tibet est souvent réservé, parfois têtu. Il lui faut un maître calme, cohérent, pas brutal.
- Entretien : son poil demande des brossages réguliers, surtout en période de mue.
- Responsabilité : un chien de ce poids doit être bien éduqué. Pour la sécurité de tous, notamment des enfants.
En échange, il offre une présence forte, une loyauté profonde, une vraie complicité. Comme Uran avec Johan et Ginette.
Le rôle discret mais essentiel des éleveurs passionnés
L’histoire d’Uran dépasse son propre parcours. Elle met en lumière le travail de tous ces éleveurs et propriétaires qui participent aux concours. Ils ne cherchent pas seulement des coupes. Ils aident à préserver les races, à garder un bon niveau de santé, de caractère, de morphologie.
En Mayenne, les animaux qui montent à Paris sont souvent le fruit de longues sélections. Moutons Bleu du Maine, chevaux percherons, chiens de races variées… Chaque participation raconte aussi un morceau du patrimoine rural local.
Au Salon de l’Agriculture : un ambassadeur poilu de la Mayenne
À Paris, au milieu du bruit, des caméras, des familles qui se pressent dans les allées, Uran va sans doute attirer beaucoup de regards. Les photos, les questions, les “il est énorme” ou “on peut le caresser ?”. Johan sait déjà à quoi s’attendre.
Dans ces moments-là, Uran devient un peu plus qu’un concurrent. Il devient un ambassadeur de sa race et de sa région. Il montre qu’un grand chien peut être doux. Qu’un champion peut rester naturel. Et qu’au fond, derrière chaque médaille, il y a surtout une histoire d’amour entre un animal et sa famille.
Que vous soyez simple visiteur du Salon ou passionné de chiens, si vous croisez Uran, vous le reconnaîtrez vite. Un grand molosse sombre, un regard tranquille, et ce mélange unique de puissance et de douceur. Et peut-être, en le voyant, penserez-vous à toutes ces heures passées loin des projecteurs, dans une maison de Saint-Baudelle, à le brosser, le promener, le préparer… juste “pour le plaisir”.





Vous auriez dû préciser « photo d illustration produite par IA »
Vous vous décrédibilisez, et ce n est pas correct pour cet éleveur.
Uran est tout simplement magnifique. Rien à ajouter.
N’importe quoi la photo d’illustration IA . Pas du tout le chien concerné.
Il est magnifique c’est normal par ce que c’est une race du Tibet comme les sthih Tzu je les adore pour ajouter ma pauvre shein sthih Tzu elle est été très très belle et très très gentille mais elle est partie Au Ciel Au paradis des chiens 🐶🐕 je vous souhaite tout le bonheur avec lui le peper il est très beau gros gros bisous pour Lui
Ce chien est magnifique mais ce qui me surprend c est son poids car par rapport au volume de sa tête il me semblait beaucoup plus lourd. J ai une femelle leonberg et elle pèse 60 kgs. Cela est étonnant.
J ai oublié de préciser que c est un chien qui me plaît beaucoup. J aime les gros chiens. Et du coup pourrais voir une photo du chien sur pattes….grosse peluche toute douce. Bonne vie à lui.
Jusqu en août 2025 j ai eu un golden retriever gold , au moment où il est mort j etais a l étranger , le vétérinaire a dit a mon fils qu il avait une énorme boule dans l estomac et que si on l opérait il ne savait pas ce qu il trouverait derrière. Mon chien avait 14 ans et pour le vétérinaire c était déjà un âge avancé pour cette race.
Mon fils a donc décidé de le faire piquer.
Je voudrais que vous me confirmiez que la différence entre un labrador et un golden c est d une part que le labrador a des poils courts et des pattes palmées, ce qui n est pas le cas du golden
le labrador est plus charpente que le golden.
merci de votre réponse
Abraham Bentolila
J’ai une chienne mastif de 4ans, elle pèse 78 kg alors les 55 kg du dogue du Tibet c’est petit, il y a un problème je pense